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63 Bd Besson Bey | 16000 Angoulême
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Hors les murs

 


Pierre Joseph & Philippe Parreno


Exposition | Epiphyte, Dirac (16)

30 janvier - 27 février 2018
Snaking
Pierre Joseph & Philippe Parreno

Si vous êtes lassés du trekking, du rafting, du roller-blading et du jogging, essayez le snaking…

Philippe Parreno et Pierre Joseph mènent séparément une pratique artistique axée essentiellement sur la production des valeurs culturelles et sur la communication de masse. Réunis à New York au début des années 90, ils travaillent en collaboration pour la réalisation de la vidéo Snaking. Cette vidéo se présente comme un spot publicitaire vantant les vertus du «Snaking», alternative probable à tous les sports de maintien en forme que sont le trekking, le jogging, le rafting… Les images établissent un parallèle entre des images de soldats américains rampant lors de la guerre du Golfe, et des joggers new yorkais peuplant Central Park, en mêlant de courtes séquences où Philippe Parreno se met en scène dans une figure qu’il affectionne, celle du bègue ; à son habitude, l’artiste convoque personnages déviants de la communication sociale, comme il l’avait fait précédemment avec l’imitateur Yves Lecoq (personnage de plusieurs vidéos de l’artiste), où en se mettant en scène lui-même, dans une longue performance filmée, conférence sur l’art en cinq langues simultanées qu’il ne maîtrise que très mal. Le spectacle de ce «personnage de la multitude», à la fois insensé, grotesque et simplet, peut être lu comme l’image même de communication médiatique, et s’inscrit en totale contradiction avec l’emphase, les valeurs ou les formes véhiculées par le clip ou le langage publicitaire.

Epiphyte, pôle artistique du GrandAngoulême
620 route de la Boissière
16410 Dirac
05 45 63 05 67

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Carsten Holler

Exposition | Abbaye de Valence, Couhé (86)
Civilisation ?
10 janvier- 5 février 2018
Lola Gonzàlez | Biefer/Zgraggen | Carsten Höller
(visuel) | Alexandra Pouzet | Olivier Zabat
exposition d’œuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes

pour les groupes sur rdv

Un diaporama égrène les clichés de deux hommes occidentaux posant en chasseurs-cueilleurs presque nus dans des paysages peu exotiques et presque naturels. Deux jeunes gens pénètrent en quadrupèdes circonspects un quartier résidentiel. Ils regagnent la nature en apprenant la bipédie. Un cavalier autoritaire organise l’élan réciproque et convergeant d’un groupe aux longues tresses blondes et d’un groupe aux barbes noires en une course impitoyable à travers un champ de tournesols. L’air satisfait de son élévation toute relative, un homme est juché sur les épaules d’un autre qui ploie. Une série de photographies montre un personnage échoué face contre un talus, un épagneul dans une voiture regard-caméra à la place du conducteur, deux sœurs jumelles sur fond de paysage idéal romantique, un yorkshire à mèches roses sur carrelage blanc…
Ces œuvres de Biefer/Zgraggen, Lola Gonzàlez, Carsten Höller, Alexandra Pouzet et Olivier Zabat représentent cette humanité dont la culture était censée, selon Sigmund Freud en 1930 viser « la protection de l’Homme contre la nature et la réglementation des relations des Hommes entre eux » (in Malaise dans la civilisation). Une guerre mondiale et d’innombrables conflits régionaux plus tard, l’anthropocène maintenant avéré, des richesses toujours plus concentrées et le libre-arbitre partout bafoué : ne serait-il pas temps de croiser les termes du Docteur Freud et d’édifier une civilisation qui assure la protection de l’homme contre lui-même et la réglementation des relations des hommes à la nature ?

Alexandre Bohn, directeur du FRAC Poitou-Charentes

 

Ces œuvres mettent en scène des personnages grimés costumés avec ou sans attributs. Ces mises en scènes flirtent avec le conte, développent des récits fictifs, s’appuient sur des codes symboliques. Elles ne désignent pas le spectateur comme un voyeur, acteur obscène.  Les intimités des personnages photographiés et des spectateurs ne basculent pas dans l’indifférence publique ou la violence des espaces virtuels aseptisés. Le partage du sensible (Jacques Rancière) semble (encore ?) possible et pourrait nous « sauver ».

Estelle Kieffer, enseignante d’arts plastiques, collège André Brouillet, Couhé

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exposition | Union Patronale de la Charente, Angoulême (16) 
Code APE #4
Fabienne Audéoud | Glen Baxter (visuel) | Yann Grolleau

Un site internet soldant des chaussures de luxe inspire une peinture, une prétendue illustration régionaliste médiéviste prend des airs d’affiche de concert amplifié, un embauchoir et une guitare électrique s’hybrident en une sculpture ambiguë : comme ils situent leur pratique à la croisée des disciplines– musique, arts visuels, performance, poésie, illustration– Fabienne Audéoud, Glen Baxter, Yann Grolleau, perturbent et mêlent les codes et références du commerce, de la consommation, de la culture et des loisirs.

L’Union Patronale de la Charente et le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes sont conjointement convaincus de l’intérêt de sensibiliser les chefs d’entreprise et leurs équipes à la création contemporaine.
Considérant que de nombreux dirigeants d’entreprise fréquentent chaque semaine le siège de l’Union Patronale de la Charente, nous avons ainsi initié Code APE, un cycle d’expositions d’oeuvres originales de la collection du FRAC Poitou-Charentes dans les espaces de l’UPC.
Ainsi se succèderont des ensembles de trois oeuvres jouant avec les codes de l’entreprise, de l’économie, du commerce, de l’artisanat ou de l’industrie. Et parce que l’UPC, sorte d’entreprise des entreprises, n’est pas un lieu d’exposition anodin, nous décoderons l’art contemporain selon trois thèmes constants : L’Employé du mois, En vitrine et Decorporate. L’Employé du mois sera mis à l’honneur au mur de la salle à manger. L’oeuvre choisie questionnera le genre académique du portrait.
En vitrine disposera une oeuvre dans un des présentoirs en verre ou derrière une vitre du rez-de-chaussée donnant sur rue. L’oeuvre choisie vaudra pour sa qualité d’objet manufacturé et agencé. Decorporate infiltrera le décorum du salon-club au seuil du bureau de la directrice. L’oeuvre choisie questionnera les codes de la décoration ou de la communication d’entreprise.

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Dector & Dupuy

Jardin Vert, Angoulême (16)
Dector & Dupuy, L’Oreiller de Saint Cybard
sculpture pérenne en marbre

En 2011, dans le cadre de son exposition Renouveau Réalisme, le FRAC Poitou-Charentes a programmé une visite-performance que Dector & Dupuy ont spécifiquement créée pour Angoulême. Lors de leur repérage dans la ville, ils ont découvert un oreiller dans un abri sous les remparts, à l’endroit de l’ermitage attesté du Saint. Le nom de cette visite-performance était trouvé : L’oreiller de Saint Cybard. Ils nourrissent depuis le projet de pérenniser in situ cette émouvante découverte et de la partager durablement par une réplique en marbre blanc de la relique.
"C’était en juin 2011.
Nous remontions le chemin du Jardin vert. Il y a sur le côté un abri sec et tranquille, une sorte de dolmen à demi-enfoncé dans la pente. Au fond de cet abri, comme une apparition, un oreiller. Nous sommes tombés en arrêt devant cette blancheur de marbre, cette présence incongrue. Très vite, à cause de la proximité de la grotte, il est devenu l’Oreiller de Saint Cybard. L’ermite venait ici pour s’allonger - non pas pour faire un somme mais pour méditer sur son renoncement aux valeurs matérielles... Il fallait partager et pérenniser cette émotion première. L’oreiller devait devenir sculpture."

Le FRAC Poitou-Charentes et les artistes remercient les partenaires du projet : Suez et la Ville d’Angoulême ainsi que, pour son aide, l’Union Patronale de la Charente.

 

Résidences | Ateliers de pratique artistique

 

Résidence d'éducation artistique, région Nouvelle-Aquitaine
Laurent Kropf / Centre de Formation des Apprentis, Barbezieux
octobre 2017 - février 2018
projet en partenariat avec la Chambre des Métiers de la Charente et financé par la Région Nouvelle-Aquitaine

Depuis octobre 2017, l’artiste travaille en collaboration avec des apprentis du Campus des Métiers d'art à la production d’une oeuvre dans les ateliers du centre de formation. Soudeurs, ébénistes, couteliers, tailleurs de pierre et artiste se trouvent associés dans un projet où chacun apporte ses compétences, savoir-faire et idées tout en acceptent d’être perturbés par les usages des autres.

Laurent Kropf (né en 1982 - Suisse) n’a pas de pratique privilégiée. Il crée aussi bien des sculptures, que des tableaux, des performances, des photographies et des confitures. Les matériaux et techniques employés sont avant tout déterminés par le contexte dans lequel il les produit. Ses procédés sont vastes : peinture acrylique, résine, bois, verre, béton, coton, fibre de verre, bronze, bitume, vidéo...
Le travail d'un artiste a, selon lui, la chance de pouvoir se redéfinir à chaque projet pour se nourrir au mieux de son contexte de présentation. Le format de la résidence, une immersion dans un environnement donné est donc, pour Laurent Kropf, un contexte idéal de création. Son point de départ est formulé par la question : que puis-je faire en tant qu’artiste dans ce contexte ? Dans le cadre de la résidence à Barbezieux, entouré de personnes en formation professionnelle, il pose la question : quel est mon métier ?
À l'occasion d'une série de projets intitulée "Le vieux père", il a développé un intérêt particulier pour les notions d'autorité, d'apprentissage, de patrimoine et de transmission. Ces notions sont désormais au coeur de sa pratique, chaque nouvelle oeuvre étant pour lui l'occasion d'explorer la manière dont les savoirs se transmettent, par quels gestes et comment cela impacte notre héritage culturel et sociétal.

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PEAC du GrandAngoulême

Le FRAC Poitou-Charentes, associé à l’ÉESI, est partenaire du PEAC du GrandAngoulême.
Ensemble, ils coordonnent les résidences de deux jeunes artistes plasticiens dans des établissements scolaires du territoire.

PEAC

Loris Estival
Bureau d’études pour la fin du monde

« Nous vivons dans un monde où les dérèglements climatiques sont porteurs de catastrophes meurtrières, de plus en plus rapprochées dans le temps. N’oubliant pas non plus les catastrophes provoquées directement par l’humain, les survivalistes se préparent individuellement, «au cas où», construisant abris, bunkers, ou embarcations pour être préparés à ce qui les effraye le plus.
Un des types d’architecture protectrice les plus connus est certainement celui de l’«arche», à l’origine présent dans le Coran et la Bible. Et si ce mythe était un support idéal pour penser de nouvelles utopies en partant de zéro ? Sans retour possible à la terre ferme ? (...)
En se basant sur la possibilité fictionnelle de l’anéantissement par les eaux de ce que nous connaissons, j’aimerais, avec trois classes d’élèves de spécialités et centres d’intérêts différents, constituer un bureau d’études visant à l’élaboration collective d’un ou plusieurs prototypes d’ «arches». Le but de ce bureau d’études étant dans un premier temps de réfléchir sur les enjeux moraux, philosophiques et éthiques d’une telle entreprise, dans un second temps d’imaginer un design fictionnel où forme et fonction sont les maîtres mots (infrastructures, mobilier, forme du navire) puis, dans un troisième temps, de concevoir une exposition dont le but étant ironiquement de convaincre les plus hautes instances de la nécessité absolue d’un tel projet, à l’aide de maquettes, prévisualisations 3D, plans, éléments de mobiliers, vidéos promotionnelles , etc. »

janvier - mars 2018
école Alfred de Vigny à Nersac
collège Elisabeth et Robert Badinter à La Couronne
collège René Cassin à Gond-Pontouvre

février - avril 2018
lycée des Métiers du Bâtiment à Angoulême

>> dossier de presse

 

 

Gauvain Manhattan
Portraits

Gauvain Manhatan souhaite intervenir dans un établissement afin d'y réaliser de grandes fresques murales à l'effigie de personnalités souvent méconnues du public, exclusivement issues de minorités (ethniques, religieuses , sexuelles , etc.), dans le but d'estomper la surreprésentation d’un modèle que ce soit dans les médias, la classe politique, les chefs d'entreprise.
« Les personnalités que je souhaite représenter auraient toutes accompli de grandes choses dans leurs domaines, mais pour une raison qui m'échappe, seraient ou sont écartées du premier plan de la scène du fait de leur différence.
Je voudrais qu'avec les élèves nous réalisions de 3 à 6 portraits sur de grands panneaux de bois qui seraient ensuite fixés aux murs de l'établissement à des endroits stratégiques pour que ceux qui passent devant soient parfois indifférents et parfois interloqués . Et que de cela naisse une volonté de comprendre et de rechercher qui est cette personne devant qui je passe tous les jours sans avoir la moindre idée de qui elle est. Ainsi en demandant à d'autres élèves , au personnel enseignant ou en cherchant sur internet , cela pousse les élèves à la démarche d'aller chercher spontanément hors des choses vues dans le programme scolaire et à terme d'éveiller une curiosité accrue et un respect de la différence.
Chaque portait serait sur un assez grand format, environ 2m sur 1m, afin d'être visible de loin. De plus, ils seront pixellisés de manière à ce que lorsqu'on se trouve trop près, on n'arrive pas à distinguer de forme figurative, mais que plus on s'éloigne et plus les couleurs adjacentes se mélangent et forment une image nette. Ce procédé est justifié par l'aspect "oublié" des personnes représentées et la constante "apparition/disparition" de l'image. De plus, cette technique permettrait aux élèves de participer activement à la réalisation des portraits , car elle est similaire à la "peinture au point" en délimitant clairement les zones à peindre au préalable , ainsi pas besoin de savoir ni dessiner ni peindre particulièrement bien. »

dates à préciser
collège Michel Palet à Angoulême
collège Jules Michelet à Angoulême
CSCS Grande Garenne-Sillac-Frégeneuil à Angoulême

 

 

 
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