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63 Bd Besson Bey | 16000 Angoulême
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Hors les murs
Expositions

 


Exposition |Poitiers (86), Musée Sainte-Croix

13 juin - 25 novembre 2018
Agrégation #3 - R(é)volutions
Claire Aumaître | Frédéric Fourcaud | Jacob Kassay | Natacha Lesueur | Mitja Tusek | Julia Wachtel (visuel)

Agregation Révolution


Cette exposition, associant des oeuvres du Musée Sainte-Croix à celles de la collection du FRAC Poitou-Charentes, est la troisième édition d'un projet mené par les étudiant.es en Histoire de l'art et Archéologie - Université de Poitiers qui travaillent depuis des mois à la sélection des oeuvres et à leur mise en espace dans le musée.
Les étudiant.es-apprenti.es commissaires ont été accompagné.es tout au long de leurs recherches par les équipes de l'Université, du FRAC et du Musée. Leur propos s'organise cette année autour des notions d'évolution et de révolution.

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Exposition | Saintes (17), Lycée Bellevue

23 avril - 22 juin 2018
Où poser la tête ? chapitre 4
Soufiane Ababri | Giulia Andreani | Raphaël Barontini (visuel)


exposition d’oeuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes
et prêt de l’artiste Raphaël Barontini
commissariat : Julie Crenn

ainsi que la restitution du workshop avec Raphaël Barontini, Julie Crenn et les élèves de première, option de spécialité arts plastiques

vernissage vendredi 4 mai à 17h

>> communiqué de presse

"Torse sans tête, adieu à la tête, cette comparse
Qui toujours interfère
De sourires qui épient, le torse se passe
De paroles, ficelles qui nouent,
Renouent
Retiennent."
Henri Michaux – Où poser la tête ? (1985).

La question du portrait et de l’autoportrait fait partie intégrante de l’histoire de l’art, depuis les peintures pariétales jusqu’aux photographies de Cindy Sherman, en passant par les portraits du Fayoum, les peintures de Rembrandt, de Frida Kahlo, de Marlène Dumas, les sérigraphies d’Andy Warhol ou encore les sculptures de Stephan Balkenhol. Peu importe le support et la technique, les artistes représentent inlassablement non seulement leur propre visage, mais aussi ceux de leurs contemporains. Henri Michaux, poète et artiste, a su décrypter la nécessité de dessiner, de peindre, de sculpter, de photographier ou de filmer ses images de soi et d’autrui. Il s’attache notamment à l’analyse du dessin d’enfant. Dès notre plus jeune âge, le crayon à la main, nous traçons des formes, qui, peu à peu, se précisent et se révèlent : un rond dans lequel viennent s’inscrire ce qui s’apparente à des yeux, un nez, une bouche, des cheveux. « La trace linéaire laissée sur le papier lui rappelle quelqu’un, la mère ou le père ; l’homme déjà, l’homme représentant tous les hommes, l’homme même. »[1]Rapidement les dessins se tournent vers une forme d’autoreprésentation ou bien de représentation des autres, nos proches, des êtres connus, inconnus ou imaginaires. Par extension, le dessin génère une vision de la société et plus largement du monde. Une vision multiforme que les artistes s’emploient à poursuivre, à élargir et à préciser. Les [auto]portraits agissent par échos. Alors, l’œuvre fonctionne comme un miroir à la surface duquel l’artiste, son environnement et son histoire se reflètent.

Les [auto]portraits engagent différentes questions : l’affirmation ou bien la remise en question d’un statut (celui de l’artiste), d’une identité (artistique, culturelle, sexuelle), d’une vision critique, politique, poétique des autres et/ou de soi. Ils engendrent un ensemble de sentiments à la fois complémentaires et contradictoires : le trouble, l’identification, le rejet, la crainte, l’empathie, le doute. Pourtant, la fascination prédomine, l’irrésistible tête-à-tête entre le regardeur et le sujet provoque une pluralité de réactions. Les [auto]portraits activent une dissonance et une complexité inhérentes à la nature humaine. L’exposition Où poser la tête ? est nourrie de ses différents champs de recherche, de ces différents sentiments qui façonnent l’expérience de chacun. Le titre de l’exposition est une interrogation. Où poser la tête ? Qui suis-je ? Qui es-tu ? Comment se représenter et représenter l’autre ? Que nous disent les portraits et autoportraits ? Comment se positionner dans le monde ? Comment les genres du portrait et de l’autoportrait participent à une volonté de résistance et de revendication ? De nombreuses questions posées à travers une sélection d’œuvres issues du Fonds Régional d’Art Contemporain du Poitou-Charentes, ainsi que les œuvres de Raphael Barontini. Ce dernier a été invité à rencontrer les élèves de Terminale du lycée Bellevue à Saintes, leurs productions dialoguent avec les œuvres choisies pour cette occasion.

Les œuvres formulent un dialogue où les regards politiques et poétiques se croisent et s’entrechoquent selon différents axes de réflexion : le portrait – la réactualisation d’un genre traditionnel, l’archive, le corps politique, l’intime, le masque et la performativité de soi. Les œuvres attestent d’une ambiguïté constante et d’une pluralité (des formes et des discours) nourrie de mouvements et de perturbations. Les problématiques politiques traversent l’exposition en questionnant les identités, l’histoire, la mémoire et le genre. Qu’ils soient traités de manière directe ou indirecte, les portraits et les autoportraits traduisent un mouvement, celui d’une performance continuelle des corps, des identités et des idées.
                                                                                                           Julie Crenn

[1] MICHAUX, Henri. « Essais d’enfants dessins d’enfants » in Déplacements dégagements. Paris : Gallimard, 1985, p.58.

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Exposition | collège Maurice Chastang, Saint-Genis de Saintonge (17)

Fiat Lux
17 mai - 26 juin 2018
Hubert Duprat | Sieglinde Klupsch | Ingrid Luche
(visuel) | Oscar Sheelbach | David Vincent

finissage mardi 26 juin à 16h45

Ingrid Luche collection FRAC poitou-Charentes

>> communiqué de presse

Partenaire fidèle, le collège Maurice Chastang accueille pour la 8e année consécutive une exposition d’oeuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes. Fiat Lux fait suite à Lumen présentée en 2014 et réunie des oeuvres autour de la thématique de la lumière. Réelle ou artificielle, elle est au coeur de nombreuses pratiques artistiques contemporaines.

Hubert Duprat revisite le processus photographique en transformant son appartement en camera obscura. L’artiste en obscurcit complètement la plus grande pièce tout en laissant la lumière s’infiltrer à travers un tout petit trou qui fait office de sténopé. Le mur du fond, telle la plaque sensible de l’appareil photographique, reçoit l’image inversée du monde extérieur : façade de l’immeuble d’en face et ciel. Cependant, seul le dispositif photographique - temps de pose extrêmement long - permet la restitution de la couleur et par voie de conséquence induit la montée de l’image.
Grâce à l’invention de l’électricité, la lumière devient un matériau manipulable et les artistes s’emparent des dispositifs d’éclairage et les réemploient au delà de leur fonction utilitaire et domestique. Ainsi, une lampe de bureau et son halo lumineux semble simuler le Décollage d’une soucoupe volante dans l’installation de David Vincent. 
Pour certains artistes de l’exposition, la lumière permet de rendre compte de la vie nocturne des villes. L’IMPRÉVU est une image extraite de la série NÉONS de Sieglinde Klupsche. A l’occasion de ses déambulations dans Paris, l’artiste photographie des enseignes de lieux de vie fréquentés par les noctambules (bars, boîtes de nuit…). En décontextualisant les enseignes du reste des façades, les mots gagnent en évocation et ouvrent le champ des possibles. Ingrid Luche s’intéresse à l’activité humaine qui se déroule à la fois dans l’espace public (lumière forte des réverbères) et dans l’espace privé (lumière douce qui émane depuis les vitres des logements). Blue Bell Knoll, est un objet hybride, difficilement définissable, qui semble condenser les deux univers nocturnes. Son aspect évoque les baladeuses de chantier, utilisées également par Oscar Scheelbach pour Der Neue Weg. Ces puissantes lampes à long fil sont transportables et s’accrochent là où elles sont ponctuellement nécessaires. Ingrid Luche les a gainées avec des gélatines bleu, les lampes perdent ainsi de leur efficacité lumineuse et s’approchent alors de l’esthétique du design, apportant une touche de douceur dans un intérieur.

Collège Maurice Chastang
10-12 rue de La Terrière
17240 Saint-Genis de Saintonge

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exposition | Union Patronale de la Charente, Angoulême (16) 
Code APE #4
Fabienne Audéoud | Glen Baxter (visuel) | Yann Grolleau

 

Un site internet soldant des chaussures de luxe inspire une peinture, une prétendue illustration régionaliste médiéviste prend des airs d’affiche de concert amplifié, un embauchoir et une guitare électrique s’hybrident en une sculpture ambiguë : comme ils situent leur pratique à la croisée des disciplines– musique, arts visuels, performance, poésie, illustration– Fabienne Audéoud, Glen Baxter, Yann Grolleau, perturbent et mêlent les codes et références du commerce, de la consommation, de la culture et des loisirs.

L’Union Patronale de la Charente et le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes sont conjointement convaincus de l’intérêt de sensibiliser les chefs d’entreprise et leurs équipes à la création contemporaine.
Considérant que de nombreux dirigeants d’entreprise fréquentent chaque semaine le siège de l’Union Patronale de la Charente, nous avons ainsi initié Code APE, un cycle d’expositions d’oeuvres originales de la collection du FRAC Poitou-Charentes dans les espaces de l’UPC.
Ainsi se succèderont des ensembles de trois oeuvres jouant avec les codes de l’entreprise, de l’économie, du commerce, de l’artisanat ou de l’industrie. Et parce que l’UPC, sorte d’entreprise des entreprises, n’est pas un lieu d’exposition anodin, nous décoderons l’art contemporain selon trois thèmes constants : L’Employé du mois, En vitrine et Decorporate. L’Employé du mois sera mis à l’honneur au mur de la salle à manger. L’oeuvre choisie questionnera le genre académique du portrait.
En vitrine disposera une oeuvre dans un des présentoirs en verre ou derrière une vitre du rez-de-chaussée donnant sur rue. L’oeuvre choisie vaudra pour sa qualité d’objet manufacturé et agencé. Decorporate infiltrera le décorum du salon-club au seuil du bureau de la directrice. L’oeuvre choisie questionnera les codes de la décoration ou de la communication d’entreprise.

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Jardin Vert, Angoulême (16)
Dector & Dupuy, L’Oreiller de Saint Cybard
sculpture pérenne en marbre


Dector & Dupuy

 

En 2011, dans le cadre de son exposition Renouveau Réalisme, le FRAC Poitou-Charentes a programmé une visite-performance que Dector & Dupuy ont spécifiquement créée pour Angoulême. Lors de leur repérage dans la ville, ils ont découvert un oreiller dans un abri sous les remparts, à l’endroit de l’ermitage attesté du Saint. Le nom de cette visite-performance était trouvé : L’oreiller de Saint Cybard. Ils nourrissent depuis le projet de pérenniser in situ cette émouvante découverte et de la partager durablement par une réplique en marbre blanc de la relique.
"C’était en juin 2011.
Nous remontions le chemin du Jardin vert. Il y a sur le côté un abri sec et tranquille, une sorte de dolmen à demi-enfoncé dans la pente. Au fond de cet abri, comme une apparition, un oreiller. Nous sommes tombés en arrêt devant cette blancheur de marbre, cette présence incongrue. Très vite, à cause de la proximité de la grotte, il est devenu l’Oreiller de Saint Cybard. L’ermite venait ici pour s’allonger - non pas pour faire un somme mais pour méditer sur son renoncement aux valeurs matérielles... Il fallait partager et pérenniser cette émotion première. L’oreiller devait devenir sculpture."

Le FRAC Poitou-Charentes et les artistes remercient les partenaires du projet : Suez et la Ville d’Angoulême ainsi que, pour son aide, l’Union Patronale de la Charente.

 

Hors les murs
Résidences | Ateliers de pratique artistique

 

Résidence d'éducation artistique, région Nouvelle-Aquitaine
Laurent Kropf / Centre de Formation des Apprentis, Barbezieux
octobre 2017 - février 2018
projet en partenariat avec la Chambre des Métiers de la Charente et financé par la Région Nouvelle-Aquitaine

 

Depuis octobre 2017, l’artiste travaille en collaboration avec des apprentis du Campus des Métiers d'art à la production d’une oeuvre dans les ateliers du centre de formation. Soudeurs, ébénistes, couteliers, tailleurs de pierre et artiste se trouvent associés dans un projet où chacun apporte ses compétences, savoir-faire et idées tout en acceptent d’être perturbés par les usages des autres.

Laurent Kropf (né en 1982 - Suisse) n’a pas de pratique privilégiée. Il crée aussi bien des sculptures, que des tableaux, des performances, des photographies et des confitures. Les matériaux et techniques employés sont avant tout déterminés par le contexte dans lequel il les produit. Ses procédés sont vastes : peinture acrylique, résine, bois, verre, béton, coton, fibre de verre, bronze, bitume, vidéo...
Le travail d'un artiste a, selon lui, la chance de pouvoir se redéfinir à chaque projet pour se nourrir au mieux de son contexte de présentation. Le format de la résidence, une immersion dans un environnement donné est donc, pour Laurent Kropf, un contexte idéal de création. Son point de départ est formulé par la question : que puis-je faire en tant qu’artiste dans ce contexte ? Dans le cadre de la résidence à Barbezieux, entouré de personnes en formation professionnelle, il pose la question : quel est mon métier ?
À l'occasion d'une série de projets intitulée "Le vieux père", il a développé un intérêt particulier pour les notions d'autorité, d'apprentissage, de patrimoine et de transmission. Ces notions sont désormais au coeur de sa pratique, chaque nouvelle oeuvre étant pour lui l'occasion d'explorer la manière dont les savoirs se transmettent, par quels gestes et comment cela impacte notre héritage culturel et sociétal.

>> dossier de presse

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PEAC du GrandAngoulême

Le FRAC Poitou-Charentes, associé à l’ÉESI, est partenaire du PEAC du GrandAngoulême.
Ensemble, ils coordonnent les résidences de deux jeunes artistes plasticiens dans des établissements scolaires du territoire.

PEAC

Loris Estival
Bureau d’études pour la fin du monde

« Nous vivons dans un monde où les dérèglements climatiques sont porteurs de catastrophes meurtrières, de plus en plus rapprochées dans le temps. N’oubliant pas non plus les catastrophes provoquées directement par l’humain, les survivalistes se préparent individuellement, «au cas où», construisant abris, bunkers, ou embarcations pour être préparés à ce qui les effraye le plus.
Un des types d’architecture protectrice les plus connus est certainement celui de l’«arche», à l’origine présent dans le Coran et la Bible. Et si ce mythe était un support idéal pour penser de nouvelles utopies en partant de zéro ? Sans retour possible à la terre ferme ? (...)
En se basant sur la possibilité fictionnelle de l’anéantissement par les eaux de ce que nous connaissons, j’aimerais, avec trois classes d’élèves de spécialités et centres d’intérêts différents, constituer un bureau d’études visant à l’élaboration collective d’un ou plusieurs prototypes d’ «arches». Le but de ce bureau d’études étant dans un premier temps de réfléchir sur les enjeux moraux, philosophiques et éthiques d’une telle entreprise, dans un second temps d’imaginer un design fictionnel où forme et fonction sont les maîtres mots (infrastructures, mobilier, forme du navire) puis, dans un troisième temps, de concevoir une exposition dont le but étant ironiquement de convaincre les plus hautes instances de la nécessité absolue d’un tel projet, à l’aide de maquettes, prévisualisations 3D, plans, éléments de mobiliers, vidéos promotionnelles , etc. »

janvier - mars 2018
école Alfred de Vigny à Nersac
collège Elisabeth et Robert Badinter à La Couronne
collège René Cassin à Gond-Pontouvre

février - avril 2018
lycée des Métiers du Bâtiment à Angoulême

>> dossier de presse

 

 

 

Gauvain Manhattan
Portraits

Gauvain Manhatan souhaite intervenir dans un établissement afin d'y réaliser de grandes fresques murales à l'effigie de personnalités souvent méconnues du public, exclusivement issues de minorités (ethniques, religieuses , sexuelles , etc.), dans le but d'estomper la surreprésentation d’un modèle que ce soit dans les médias, la classe politique, les chefs d'entreprise.
« Les personnalités que je souhaite représenter auraient toutes accompli de grandes choses dans leurs domaines, mais pour une raison qui m'échappe, seraient ou sont écartées du premier plan de la scène du fait de leur différence.
Je voudrais qu'avec les élèves nous réalisions de 3 à 6 portraits sur de grands panneaux de bois qui seraient ensuite fixés aux murs de l'établissement à des endroits stratégiques pour que ceux qui passent devant soient parfois indifférents et parfois interloqués . Et que de cela naisse une volonté de comprendre et de rechercher qui est cette personne devant qui je passe tous les jours sans avoir la moindre idée de qui elle est. Ainsi en demandant à d'autres élèves , au personnel enseignant ou en cherchant sur internet , cela pousse les élèves à la démarche d'aller chercher spontanément hors des choses vues dans le programme scolaire et à terme d'éveiller une curiosité accrue et un respect de la différence.
Chaque portait serait sur un assez grand format, environ 2m sur 1m, afin d'être visible de loin. De plus, ils seront pixellisés de manière à ce que lorsqu'on se trouve trop près, on n'arrive pas à distinguer de forme figurative, mais que plus on s'éloigne et plus les couleurs adjacentes se mélangent et forment une image nette. Ce procédé est justifié par l'aspect "oublié" des personnes représentées et la constante "apparition/disparition" de l'image. De plus, cette technique permettrait aux élèves de participer activement à la réalisation des portraits , car elle est similaire à la "peinture au point" en délimitant clairement les zones à peindre au préalable , ainsi pas besoin de savoir ni dessiner ni peindre particulièrement bien. »


collège Michel Palet à Angoulême
collège Jules Michelet à Angoulême
CSCS Grande Garenne-Sillac-Frégeneuil à Angoulême

>> dossier de presse

 

 

 
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